Marguerite JOSSIC
221 avenue Jean-Jaurès
75019 Paris
J’enseigne pour différentes formations en lien avec les thématiques art/science et le patrimoine, notamment:
Physicienne et acousticienne de formation, j’ai travaillé sur la physique linéaire et non-linéaire des instruments de musique, ainsi que sur le contrôle actif de vibrations appliqué aux instruments à percussions. Depuis 2020, mes activités de recherche portent sur la conception et l’utilisation d’outils provenant de l’acoustique et de la mécanique, en vue de servir la conservation des valeurs historiques et culturelles liées à l’instrument de musique patrimonial. Ces recherches visent d’une part à révéler l’histoire matérielle des œuvres du Musée de la Musique et l’évolution, à travers l’histoire et les lieux d’exercice, des savoir-faire en facture instrumentale; d’autre part, à concevoir les choix de restauration et de conservation pour les instruments de ces collections, notamment en ce qui concerne leur maintien en état de jeu.
Mes recherchent s’articulent autour de plusieurs projets, en voici quelques uns:
Partenaires: Fondation des Sciences du Patrimoine, Université Saint Quentin en Yvelines, C2RMF (Paris), ICCMO (Université Paris-Saclay) Laboratoire Sciences Techniques de la Musique et du Son (IRCAM-Sorbonne Universités Paris)
Ce projet fait l’objet d’une thèse (César Dolomosne) et vise à étudier l’impact des étapes de facture (choix d’alliage, fonte, recuit, trempe) des gongs à fort taux d’étain sur les propriétés acoustiques de ces instruments.
Partenaires : Institut Jean Le Rond d’Alembert (Sorbonne Université, Paris)
Les contraintes hygroscopiques engendrées par le jeu des instruments à vent en bois peuvent conduire à des déformations et des ruptures du matériau bois sous l’effet des contraintes mécanosorbtives. Face à ce constat et souhaitant chercher de nouvelles approches favorisant la diffusion des savoirs historiques et musicaux, le musée de la musique a entamé la réalisation d’un « fac-similé » en impression 3D du traverso E.999.6.1 attribué à Hotteterre dit le Romain (entre 1707 et 1727). En explorant les techniques modernes de copie, la réflexion engagent les musées mais aussi les musiciens, musicologues et chercheurs sur les conditions d’une pratique musicale historiquement informée. Il ne s’agit ici pas seulement de produire matériellement un « fac-similé », mais aussi d’évaluer le degré de fidélité de ce « fac-similé » à son original, particulièrement sur le plan de ses qualités sonores et musicales.
Partenaires: Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, INRIA, C2RMF
Un grand nombre d ‹instruments à vent patrimoniaux ne peuvent être joués en raison de la menace que constitue l’humidité induite par le jeu de l’instrumentiste. Le fonds Besson du Musée de la Musique contient environ 9000 documents papier dont 150 plans techniques d’instruments, ainsi que 27 trompettes d’époque. Le projet SySIMpa vise à adresser la double question de la valorisation de ce fonds documentaire unique auprès des artisans, des musiciens, et du grand public, et de la pertinence d’utiliser la synthèse sonore comme un outil d’exploration, à la fois pour effectuer des hypothèses organologiques sur les instruments à vent, mais également pour faire entendre des instruments patrimoniaux qui, du fait de leur fragilité, ne peuvent être joués. Le projet, soutenu par la DRAC des pays de la Loire et le Ministère de la Culture, rassemble la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris, l’institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM), l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), le centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et la mission des métiers d’art en Pays de la Loire.
Site web du projet
Partenaires: Institut National du Patrimoine, Fondation des Sciences du Patrimoine, Laboratoire Sciences Techniques de la Musique et du Son (IRCAM-Sorbonne Universités Paris), Laboratoire SATIE (Cergy-Paris Université), Musée du Louvre, Musée du Quai Branly, Musée des Arts Décoratifs.
Le projet, résolument transdisciplinaire, vise à interroger l’impact des sources vibratoires sur l’état de conservation des objets du patrimoine. Il s’intéresse ainsi aux diverses sources vibratoires sollicitant les œuvres (allées et venues du public dans l’espace d’exposition, déplacements d’œuvres, travaux d’aménagement, évènements sonores), en vue de développer des solutions de préconisation pour leur protection. Un prototype d’étagère active permettant de supprimer les sollicitations vibratoires subies par les objets dans les espaces d’exposition ou de stockage a été validé (thèse de Loïc Forma). Le projet prévoie également à terme le développement d’outils conviviaux et à bas coût afin de former et rendre accessible aux acteurs du patrimoine la mesure vibratoire d’œuvres au sein de leurs collections.
Partenaires: Collegium Musicae (Sorbonne Universités), Laboratoire Sciences Techniques de la Musique et du Son (IRCAM-Sorbonne Université Paris), UTT de Troyes
Le projet s’effectue dans le cadre de la thèse de Paul Estève, et s’intéresse à la modélisation numérique en vue d’une synthèse sonore de diffuseurs appartenant à deux instruments le cristal Baschet, qui présente une feuille de métal très fine, et le diffuseur métallique dit « gong » des ondes Martenot. Le travail vise à proposer un modèle de diffuseur métalliques (i) capturant les non-linéarités intrinsèques responsables du timbre de la feuille d’acier du cristal Baschet et du gong de l’onde Martenot (ii) respectant des invariants physiques: invariance par changement d’observateur et bilan énergétique pour la modélisation et la simulation. Ces objectifs reposent sur les formalismes des systèmes hamiltoniens à ports et de l’écriture 4D respectant intrinsèquement les invariants temps-espace.
Autour de mes activités de recherche, je participe à la conception de plusieurs projets de valorisation scientifique autour de la thématiques Musique/Science, parmi lesquels: