Vitrail

Le vitrail, œuvre d'art et clôture du monument, pose de graves problèmes de conservation, en raison de sa fragilité et de son exposition directe aux intempéries et à la pollution atmosphérique. Le LRMH travaille sur l’ensemble des vitraux et particulièrement sur les vitraux médiévaux (cathédrales de Tours, de Chartres, de Troyes, Sainte-Chapelle à Paris, etc.)


Recherches

La composition chimique des verres et des grisailles

La caractérisation chimique des différents matériaux, verres et peintures, présente un double intérêt : la recherche de marqueurs technologiques et la recherche de marqueurs d'altération. Dans le cadre d’une collaboration entre le LRMH et le C2RMF, des analyses quantitatives des verres et des grisailles sont réalisées par faisceau d'ions sur l'accélérateur AGLAE (Accélérateur Grand Louvre d'Analyse Elémentaire). Ces méthodes allient une grande sensibilité à une totale innocuité pour les objets patrimoniaux et permettent une analyse directe sur les panneaux de vitraux non dessertis.

L’analyse mécanistique de l’altération des verres de type médiéval

L’objectif est la compréhension des mécanismes d’altération responsables de la dégradation physico-chimiques des vitraux du Moyen Age. Un corpus d’échantillon anciens (XIVe et XIXe siècle) et de verres modèles exposés en site réel ont permis de corréler les phénomènes et de progresser dans la compréhension des processus chimiques et physiques au sein de la matrice vitreuse.

Les phénomènes de brunissement des verres

Sous l'effet de l'environnement, les verres médiévaux de composition potassique subissent de fortes modifications chimiques qui entraînent une altération des propriétés optiques du verre. Dans le cas particulier des verres contenant à partir de 0,1 pds % d'oxyde de manganèse, composé utilisé comme colorant ou décolorant dans l’industrie verrière depuis les temps anciens, il apparaît dans certains cas un brunissement qui entraîne une perte totale de transparence du verre.

L’étude des matériaux organiques (consolidant des grisailles et des verres, collage de verre) utilisés au cours des restaurations

Le projet européen « CONSTGLASS » N°044339 (2007-2010) a permis de faire le point sur les principaux matériaux utilisés pour la conservation-restauration des vitraux, d’évaluer leur durabilité, leur réversibilité ainsi que leur re-traitabilité. La thématique sur la consolidation des verres ainsi amorcée se poursuit dans le projet « NANOMATCH » N°283182 (2011-2014) qui regroupe différents matériaux.

Les méthodes préventives de protection des vitraux par une verrière extérieure en évaluant l'impact environnemental

Le projet européen « VIDRIO » N°EVK4-CT-2001-45 (2002-2005) a permis de faire le point sur l’efficacité des verrières de protection en évaluant les systèmes mis en place à la Sainte-Chapelle de Paris, à la basilique Saint-Urbain de Troyes et à la cathédrale de Cologne. Les préconisations de cette étude sont toujours d’actualité.

Projets / études de cas


L'équipe